7 novembre 2009

Fringe s'effrite


Je suis bien contente que les Yankees aient gagné, pas parce que j'aime le baseball mais parce que ça signifie que les World Series sont finis et que FRINGE revient !

Cette semaine la chaîne FOX diffusait Earthling, réalisé par l'awardisé Jon Cassar, rescapé de 24 heures chrono (et malheureusement, l'influence de la CTU se voit dans chacun de ses plans et dans toutes les ficelles qu'il emploie). Au bout de trois semaines de diète, j'avais hâte de retrouver Nina, Bell et les autres, hélas, nous avons eu droit à un épisode bouche-trou (mais d'une qualité heureusement supérieure à celui de l'homme-taupe).

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur Broyles

Il s'agissait de donner un peu de corps à l'agent spécial Phillip Broyles forcé de replonger dans l'affaire qui avait brisé son mariage. Ce petit exercice de style est à mon avis bien inutile car Broyles fonctionne bien mieux si l'on ignore tout de lui. Sans compter que Lance Reddick est l'un de ces acteurs rares qui font passer plus de choses d'un simple regard qu'avec de longs discours.
Ce n'est pas la partie de cache-cache au restaurant qui nous en a d'ailleurs appris bien davantage sur lui. Le but de l'opération était-il de nous présenter le nouveau mari de son ex ?

Et maintenant passons aux choses qui fâchent…

Les producteurs nous avaient assurés qu'il n'y aurait pas d'extra-terrestres dans FRINGE, et surprise, ils nous ont évidemment menti !
Bien sûr, il ne s'agit pas ici du traditionnel complot paranoïaque à la X-Files (j'apprécie le clin d'œil sauf quand on s'approche dangereusement du plagiat) mais de l'attaque de l'ombre qui marche (pas mal foutue d'ailleurs et même bien flippante par moment) impliquant l'ancienne union soviétique sur fond de fratrie déchirée. Que de clichés inutiles et bourratifs !

… et aux choses qui fâchent plus

Comme la désinvolture des scénaristes qui semblent incapables de jongler avec le format imposé par la chaîne. Bien d'autres séries parviennent à intéresser le téléspectateur occasionnel tout en satisfaisant le fan obsessionnel.
Et bien, c'est dit, les producteurs de FRINGE n'y arrivent pas.
Quand quelque chose fonctionne, ils l'abandonnent (l'association Broyles-Bishop jr dans A New Day in The Old Town, par exemple); de la même manière, ils ne développent pas les points de l'intrigue (le passé de Peter, celui d'Olivia, Nina et Broyles, l'incendie du labo, le directeur de Sainte-Claire, etc) et surtout ils délaissent aisément la mythologie en transformant FRINGE en une très banale série d'investigation d'un format très classique.

Pacey au placard

Ce qui m'oblige évidemment à poser cette question : pourquoi avoir choisi Joshua Jackson si c'est pour le mettre dans un coin et ne rien lui donner à faire ? Ce que je reprochais l'année dernière au personnage de Peter (le cynique clown de service faire-valoir de Walter) me manque, maintenant qu'il s'est assagi et qu'il est devenu responsable. D'autant que Walter semble avoir aussi perdu de son piquant.
Pour bien faire, la FOX devrait vendre FRINGE à AMC (Breaking Bad, Mad Men) qui donnerait certainement enfin à la série une chance de raconter ce qu'on a envie de voir en 12 épisodes par saison au lieu de noyer le poisson sur 22 pour attirer les annonceurs.

Phrase de la semaine

Walter : "Ca me rappelle Noël. Tu te souviens Peter, tu dessinais des organes génitaux aux rênes du père Noël."

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