25 septembre 2012

Anna Torv pour Esquire

Le magazine Esquire a profité de la diffusion de la dernière saison de Fringe pour poser quelques questions à Anna Torv.
C'est la 2e fois (voir ici) que le magazine interviewe la comédienne australienne.

Vous êtes en plein tournage. Où en êtes-vous ?
On n'en revient pas. Je pense qu'aujourd'hui on est presque à la moitié. Nous avons tourné 6 épisodes sur 13 [NDLR : Jon Cassar terminera le tournage de l'épisode à la fin de la semaine 39].
Comment réagissez-vous si près de la fin ?
C'est un luxe auquel on ne goûte pas souvent. C'est la dernière ligne droite d'un marathon et on peut enfin apprécier. Nous avons passé cinq ans dans la peau de ces personnages, c'est long. On essaie d'en tirer le maximum. Les scénaristes sont excités de pouvoir finir correctement sans souffrir des affres de l'annulation.
Et pour la vache, Gene ?
Tout le monde adore Gene. Malheureusement je n'ai pas beaucoup de scènes avec elle.
Elle a une doublure.
Tout à fait.
C'est une fausse ?
Oui, qui vit au labo.
On dirait une vraie ?
Bien sûr ! Sauf qu'elle n'a pas de poils. C'est juste du carton.
Ça fait quel effet de se faire tirer dessus comme à la fin de la saison dernière ?
Walter l'avait déjà fait alors je suis habituée.

Ah bon ?
Je ne sais plus quelle saison, mais oui, Walternate me tire dessus et je meurs.
John Noble a l'air très différent de son personnage.
Pas tant que ça. Il est un peu excentrique.
Il a aussi un truc avec la réglisse ?
Il n'a pas le choix, il doit bien la manger.
La SF aime avoir des personnages féminins forts. Ça fait quoi d'être dans la même catégorie que Gillian Anderson?
Je n'en sais rien. Je crois qu'on ne peut pas y penser objectivement avant la fin d'une série. Pour l'instant, je me concentre sur ce que je fais. Mais nos scénaristes sont des fondus de SF. Ils n'arrêtent pas de mettre des petites allusions partout, ce n'est pas très subtil. Comme par exemple le fait que Leonard [Nimoy] n'arrête pas de revenir. [NDLR : est-ce que ça signifie que Nimoy revient ccette saison ?].
C'est Fringe qui vous a permis d'aller à la Comic Con. Vous trouver ça comment ?
C'est vraiment intéressant parce que ça boucle nos saisons. Vous allez là-bas et vous apprenez ce que les gens ont aimé ou détesté sur la saison que vous venez de tourner. Et c'est juste avant que vous ne repreniez le tournage alors vous pouvez en tenir compte. Mais pour la première Comic Con, personne ne savait qui on était. On a passé le pilote pendant la CC. Les gens voulaient des réponses sur LOST. L'année d'après, ils savaient.
Vous avez des anecdotes ?
Une fille est venue faire signer son affiche et elle avait un tatouage de papillon comme dans la série sur la jambe. Elle m'a demandé de le signer L'année d'après, elle avait fait tatouer ma signature. Si j'avais su, je me serais appliquée !
Au début, personne ne pensait qu'il y aurait une histoire d'amour entre Olivia Dunham et Peter Bishop. Mais finalement, ça arrive à la fin de la 2e saison. Est-ce que ça vous a surprise ?
Je savais qu'en jouant dans une série avec quelqu'un qui avait mon âge, cela pouvait arriver. Mais je pense que les scénaristes se sont arrangés pour nous séparer, nous remettre ensemble, nous séparer, nous remettre ensemble. C'est ce qu'attend le public. Si vous voulez regarder une histoire romantique, vous vous trompez de série.
On dirait qu'Olivia a toujours un peu peur d'être heureuse, en tout cas d'être heureuse longtemps.
Je sais bien. Mais au fond, je me dis que quelquefois les gens sont comme ça.
On en parle avec l'autre version d'Olivia, non ?
Oui, tout à fait. Elles sont pareilles, même job, mais FauxLivia ne réagit pas pareil. Elle est plus optimiste. J'ai lu quelque part que les gens sont programmés. Vous avez un quota de bonheur. C'est de naissance. Vous pouvez essayer d'être plus heureux, mais c'est génétique.
C'est déprimant.
Oui hein ? Je ne veux pas être négative. Je veux qu'elle et Peter soient heureux et qu'il aient beaucoup d'enfants !
Qu'est-ce qui est le plus difficile dans le fait de jouer son double d'un autre univers ?
J'ai adoré ! Parce qu'avec Olivia, je n'arrête pas de me dire, Bon dieu, ma chérie, fais un effort, souris ! Alors quand je jouais FauxLivia, j'étais de bonne humeur. Je racontais des blagues. C'est drôle comme ça déteint.
Il vous reste une poignée d'épisodes à tourner. Vous avez déjà réfléchi à ce que vous alliez faire après ?
Je commence seulement à me poser la question. Au départ, je ne voulais pas y penser. Il nous restait une saison à tourner. Maintenant qu'il ne reste que deux trois mois, je me demande ce que je vais faire de mes affaires, où je vais aller. Je ne sais pas.

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