29 septembre 2012

Joshua Jackson : le destin de Peter Bishop

La dernière saison de Fringe commencera ce soir sur la chaîne américaine Fox avec Transilience Thought Unifier Model-11.
Avec seulement 13 épisodes, les producteurs devront prendre des décisions narratives drastiques et aller droit au but. Pourtant, le format de la série restera le même, sans épisodes du type "monstre de la semaine" cependant.
Voici l'éclairage que nous offre Joshua Jackson, l'interprète du jeune Bishop qui semble avoir eu son lot de destins contraires au fil des saisons.

"Joel Wyman a construit cette ultime saison en trois actes. Les épisodes un à quatre sont le premier acte, avec quelque chose d'important qui arrive à la fin du 4e qui sera le point de départ du deuxième acte. Nos quatre personnages prennent une direction qui va passionner les téléspectateurs même si elle est néfaste à l'un d'eux. Ce qu'on découvre au cours du 6e épisode exposera ce qui conduira au dénouement."

"C'est parfait pour nous cette saison, parce que nous savons ce qui va se passer. Cela simplifie notre travail. Je ne peux parler que pour moi, mais si je suis mauvais cette saison, ce sera uniquement de ma faute. Je suis au courant de tout ce qui va arriver, et du coup, je sais où cela conduit mon personnage à tous les stades de l'histoire. Joel a été très clair là-dessus. Il a donné toutes les informations nécessaires sur son idée de trois actes. On commence à cet endroit précis, et le chemin est balisé. Donc, pour le 4e épisode il faut en être là pour pouvoir être au bon endroit pour le 8e et pareil pour le 13e."

"Quand vous avez une saison de 22 épisodes, il y en a un ou deux dont vous n'entendrez plus jamais parler. Notre série a toujours essayé de faire deux choses à la fois. Aussi bien une série d'investigation avec un début, un milieu et une fin à chaque épisode. Mais on a toujours eu ce côté très feuilletonnant. Ce sont deux pôles opposés. En tant qu'acteurs, on a tendance à s'accrocher à ce qui est sérialisé, parce que c'est plus intéressant. Ce qui fait que quand vous ne savez pas ce qui va se passer d'un épisode à l'autre, ce qui va arriver votre personnage, c'est difficile de maintenir un niveau émotionnel cohérent. Comme cette saison est plus sérialisée que les précédentes, nous pouvons nous projeter davantage."

"Notre monde a été envahi et on nous extermine lau fur et à mesure. C'est rapide et violent. Nous en sommes au tournage du 6e épisode [il s'est en fait terminé le 27 septembre 2012 sous la houlette de Jon Cassar] et pour l'instant, il n'y a pas eu de relâchement de l'intrigue ou de remplissage. Entre un monde utopique sans Etta et un avenir dystopique avec Etta, je pense que Peter choisirait le second. Il y serait bien plus heureux. Je ne crois pas qu'il ait un problème avec ça. Après tout, il travaille depuis longtemps à la Fringe Division. C'est la merde depuis des années. Maintenant qu'il a récupéré sa fille, son but, c'est de ne pas la perdre à nouveau et de pouvoir être avec elle et sa femme. C'est le thème du début de saison. C'est un miracle. Il avait perdu son enfant. Et quand il se réveille, comme la Belle au Bois Dormant qui sortirait de l'ambre, il la retrouve. Même si elle est adulte, c'est toujours son enfant. Il a droit à une deuxième chance. Le contexte est épouvantable mais il est heureux malgré tout."

"Pour moi, l'histoire de Peter, depuis le début de la série, tourne autour de la famille. On a travaillé énormément avec John pour que ça fonctionne dans le contexte de Fringe. Et je pense qu'on s'est bien débrouillé. Avoir cette famille, trouver l'amour, avoir sa propre famille, c'est son cheminement. C'est le fils prodigue. Il rentre chez lui mais on ne lui laisse pas vraiment le choix. Et s'il reste, c'est parce que ce qui se passe pique sa curiosité mais aussi parce qu'il a l'espoir que son père fasse à nouveau partie de sa vie. Qu'il soit père à son tour, c'est la suite logique."

"Au final, ce que Peter va essayer de faire, c'est que Walter s'en sorte bien. Pour moi, c'est ça la fin de l'histoire de Peter. Et c'est aussi le départ parce que Walter ne peut pas être fonctionnel sans Peter. Donc, il devra faire en sorte que Walter soit ok, il faut que la série arrive à ça. Je ne sais pas comment."

"Il y a toujours eu des scènes d'action dans la série, mais avec le degré de tension constant, il n'y a pas un instant où ils ne sont pas en danger en vivant à cette époque. Ils vivent dans la crainte. Au coin de la rue, s'ils tombent sur un Observateur, c'est fini. Peter agit beaucoup plus. Au lieu de suivre les autres personnages au gré de l'intrigue, il est davantage au centre de l'histoire cette saison. C'est très gratifiant. Mais on n'en est plus au stade où on peut s'attarder pour réfléchir. On ne va pas prendre des échantillons pour les rapporter au labo. On est en permanence dans l'action. Le danger est partout. C'est 'oh merde, ce n'était pas prévu, on fait quoi ? Et on n'a aucun endroit où se cacher.'  Ce que je veux dire, c'est que dans les 4 autres saisons, Fringe, c'était le gouvernement. Ça n'avait rien à voir avec les X-Files. On n'était pas dans la cave. On était l'autorité. Maintenant, c'est nous la Rébellion."

[source : IGN]

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