1 octobre 2012

501 - Transilience Thought Unifier Model-11 : la critique

Précédemment dans Fringe

Notre monde est tombé aux mains d'une espèce d'Humains évolués, les Observateurs. Et le docteur Walter Bishop avait un plan de bataille.
Avant de pouvoir frapper, nous fûmes forcés de nous réfugier dans l'ambre. Vingt ans plus tard, on retrouva quelques uns des membres de notre équipe.
Le combat pour sauver l'humanité va bientôt commencer.
Pensées transitoires (Transilience Thought Unifier Model – 11) est le premier épisode de la 5e saison de Fringe.


Réalisation : Miguel Sapochnik et Jeannot Szwarc
Scénario : Joel Howard Wyman

Avec Georgina Haig (Henrietta Bishop), Michael Kopsa (le capitaine Windmark), Clark Middleton (Edward Markham), Shaun Smyth (Anil), Dejean Loyola (Klopinski), Giacomo Baessato (le gentil garde), David Bloom (le Néo-Observateur), Jennifer Cheon (l'infirmère de l'accueil), Alex Dafoe (loyaliste), Lindsay Drummond (la femme qui pleure), Don House (l'homme qui console), Abagayle Hardwick (Henrietta petite),Robin Jung (ambulancier), Jason Simpson (un bohémien de l'ambre), Andy Thompson (Anon-Observateur)

Première diffusion américaine : Fox, 28 septembre 2012
Première diffusion française : TF1, 17 juillet 2013

TOUTE RÉSISTANCE EST FUTILE
Ainsi que tous les fans qui ont suivi avec avidité les spoilers depuis la fin de la 4e saison le savaient déjà, la dernière saison de Fringe commence au lendemain des événements évoqués dans Armée secrète (Letters of Transit) qui a servi en quelque sorte de pilote à la 5e saison. Après avoir vu ces 40 minutes, l'échange des Olivia et la disparition de Peter ne semblent plus que du menu fretin.

Nous sommes donc en 2036 dans une dystopie qui voit les Observateurs passer d'inoffensifs à orwelliens et se transformer en terrifiants représentants d'une société brutale et sans merci. Ce qui sera évident pour les fidèles déroutera encore davantage les téléspectateurs occasionnels. Mais cette saison, les résultats d'audience importent en définitive fort peu, puisqu'elle est assurée de sa conclusion de 13 épisodes.

Avant d'écrire ce que j'ai pensé de l'épisode, j'aimerais ajouter en préambule que j'espère de toutes mes forces qu'il ne s'agira pas d'un vain ajout à une série que j'ai suivie avec plaisir, voire plus… Pour l'heure, en dépit d'une dimension plus passionnelle que jamais, Transilience fait tomber Fringe à pied joint dans de la pure science-fiction. Il y a quelque jours, Joel Wymann confiait qu'on lui avait à un moment de sa carrière, conseiller de favoriser le ressenti au détriment du bon mot. Il a manifestement tenu compte de cet avis. A la limite de la perfection, c'est sans aucun doute un tremplin magnifique pour cette ultime saison de la série déjà culte.

Peter, Walter et Astrid, libérés de l'ambre par Henrietta et Simon Foster où ils s'étaient réfugiés 20 ans plus tôt, rejoignent la résistance dans son combat pour la liberté. Peter retrouve avec émerveillement une fille aujourd'hui adulte et il est bien décidé à retrouver aussi sa femme, Olivia.
Pas de temps mort. Jamais aucun épisode de la série n'est aussi parvenu à relayer un tel sentiment d'urgence. Le rythme est soutenu, l'intrigue palpitante.

En état de grâce, Wyman offre un équilibre presque parfait, autant en terme de dynamique que d'émotions. On pourra lui reprocher quelques scènes un peu trop convenues ou artificielles entre Peter et Olivia ou sa fille. Sa vision est évidemment rendue possible par le travail à quatre mains des deux réalisateurs. Des ellipses qui nous font entrevoir ce qui a pu se passer 20 ans plus tôt (et je suis persuadée qu'on y reviendra au cours de la saison) nous évitent les flashbacks qui auraient ralenti le récit. Se dresse, magistral, un tableau de la situation dans laquelle sont propulsés nos héros, avec leurs doutes, leurs conflits et leur rage de vaincre. Inédit dans la série, on préfère montrer au lieu de se perdre dans des explications oiseuses et inutiles. Un bravo à toute l'équipe des décorateurs et des infographistes qui en quelques visuels étonnants ont réussi à planter un décor aussi réaliste.

Ainsi que je l'avais déjà dit ici, je ne suis pas fan de Jackson, mais il reprend ici un registre dans lequel il excelle, et il est parfait. Torv et Haig, nouvelle venue qui a trouvé immédiatement sa place dans la synergie de la troupe, nous montrent des retrouvailles mère/fille tout à fait crédibles où la joie le dispute à la confusion. Mais une fois de plus, et ce n'est pas une surprise, John Noble, qui crée ici une énième version de son personnage, remportera tous les suffrages grâce à la chute d'autant plus cruelle d'un Walter enfin en pleine possession de ses moyens.

Potentiellement, cette dernière saison a une chance de réinventer la série et de lui permettre de se terminer en apothéose. Il faudra être vigilant cependant à ne pas se prendre les pieds dans le tapis. L'exercice qui trouvera sans aucun doute de nombreux détracteurs ne manquera pas d'être passionnant.

Ma note : 9,5/10
La note des lecteurs :

Les sous-titres français du premier épisode de la saison, Transilience Thought Unifier Model-11, sont disponibles sur le site Addic7ed.

Le personnage préféré des lecteurs.


WALTERISMES
"Je sais bien que je n'ai pas de pantalon, je ne suis pas un imbécile." [I'm aware I'm not wearing pants, Peter. I'm not an idiot]
"La musique vous permet de faire bouger les lignes, à voir les choses de manières différente si nécessaire." [Music helps you shift perspective, to see things differently if you need to]
"Hé ! Je suis tombé amoureux au Japon il y a longtemps. J'ai failli l'épouser." [Hello, there. I fell in love in Japan once. I almost married her]

INDICES
• Les glyphes se lisaient DOUBT : DOUTE.


Outre les papillons dans l'appartement d'Henrietta, on aperçoit un hippocampe accroché au rétroviseur du taxi dans lequel Walter écoute de la musique.


AUDIENCE
Avec un indice de 1,1 dans le segment des 18-49 ans, l'audimat de Transilience Thought Unifier Model-11 tombe au plus bas avec seulement 3,176 millions de fidèles devant leur téléviseur.

CONTINUITÉ
• On retrouve le générique de Armée secrète (Letters of Transit).


• La main coupée de William Bell.
• Le libraire Markham dans un rôle atypique.
Walter appelle Astrid Aspen puis Astro.

CULTURE
• Star Trek Generation : allusion au collectif Borg. "Resistance is Futile" dit l'Observateur.
[Nous intègrerons vos caractéristiques biologiques et technologiques aux nôtres. Votre culture s'adaptera à nos besoins. Toute résistance sera futile.]


• Un futur à la Blade Runner mâtinée de The Adjustment Bureau, tous deux de Philip K. Dick, une des sources d'inspiration des producteurs de la série.

• Musique
"Only You" Yaz
"On My Side" Indangered Species
"Gruss an Des Worblental" Indanterie-Regiments
"Song for the Unification of Europe" (Patrice's Version) de Zbigniew Preisner

PHOTOS OFFICIELLES

TOURNAGE



7 commentaires:

  1. Pour ta review, je dois dire que "j'ai failli attendre" :D

    Je vois qu'on a attribué la même note. Enfin je n'ai pas donné de chiffre en ce qui me concerne, mais la satisfaction est la même à ce que je vois :)

    (Je te laisse la mienne dans le "url" du formulaire de commentaires)

    Sébastien.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. oui je vois qu'on est tout à fait synchrone ;)

      Supprimer
  2. Quel plaisir de retrouver Fringe. J'avais rarement autant d'attente pour une nouvelle saison que cette dernière de Fringe, c'est dire si je place la barre très haut (tout en ayant bizarrement une confiance presque aveugle à la qualité de la fin de série).

    Comme toi, j'ai trouvé cet épisode excellent. Je ne vais pas revenir sur tous les points qui m'ont plu (renouvellement et donc prise de risque de la série, absence d'info entre l'invasion des Observers et l'ambrisation de la Fringe-team (qui donnera à coup sûr un épisode flash-back en fin de saison très attendu), rupture du couple Peter/Olivia ellipsée qui va permettre une nouvelle relation entre les deux personnages,...).

    J'ai juste deux réserves. La première sur la perte de mémoire de Walter, car procédé déjà utilisé auparavant avec le retrait de morceaux de mémoire. Je suis sûr que les scénaristes auraient pu trouver une autre solution sans que ça fasse autant copié-collé. La seconde sur la nature des Observes, qui durant toute la série, étaient omniscients et conscients de tout, et qui maintenant n'arrivent plus à prévoir l'avenir. Mais bon, c'était à prévoir.
    Et ça n'a que peu d'influence au final sur le plaisir de me plonger complètement dans cette dernière saison.

    RépondreSupprimer
  3. Le titre français est : Pensées transitoires

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. quelles sont tes sources stp ?

      Supprimer
    2. Ce site : http://tvmag.lefigaro.fr/
      et celui là : http://www.mon-programme-tv.be/

      Supprimer