12 novembre 2012

5.06 - Through the Looking Glass... : observations

L'épisode de vendredi a fait coulé beaucoup d'encre...
Voici quelques points de détail qui ajouteront ou pas de l'eau au moulin des uns et des autres !

1. David Fury n'a pas fait beaucoup de recherches, pas plus que son team de scénaristes.
  • Le voyage de Walter.
    Par le jeu de la licence dramatique, s'il est normal que Cedar Street n'existe pas, la carte de Boston que montre Astrid est cependant exacte.

    Or, si les Observateurs n'ont pas modifié les lignes de bus, trains de banlieue et autres, jamais Walter n'arrivera à sa destination en empruntant les transports en commun cités dans l'épisode.
    Il devrait prendre le bus 86 jusqu'à Harvard, puis le train jusqu'à South Station et finir avec un autre train pour aller jusqu'à Worcester, --puisque la Red Line (qui n'est d'ailleurs pas un bus mais un train) ne va de toute façon pas à Worcester...
  • Le "pocket universe" est une poche temporelle.
    Cecil dit n'avoir passé que 5 jours enfermé, depuis qu'il est entré dans cet univers parallèle. Or, il s'est passé 20 ans. Cette distorsion vaut évidemment pour tous les occupants de cet espace.
    Donc quand Walter, puis Peter et Olivia y pénètrent, leur "temps" objectif n'est pas celui de ceux qui restent dehors. En gros, une minute à l'intérieur équivaut à 24 heures à l'extérieur.
    A la louche, Walter a dû y passer une bonne heure avant l'arrivée de son fils. Peter et Olivia sont avec lui depuis une bonne demi-heure avant que les Observateurs ne passent à l'action...

    En toute logique, Walter a donc "disparu" depuis deux mois quand Peter et Olivia arrivent au 167 Cedar Street, temps auquel il faut rajouter leur propre séjour soit pratiquement un mois de plus ! Je doute qu'Astrid ait passé tout ce temps les bras croisés à les attendre. [edit- selon le scénariste David Fury, Astrid n'aurait passé que 6 heures dehors. Je serais curieuse de savoir comment il arrive à cette durée...]
  • Autre détail rigolo, quand Walter pénètre dans l'appartement, la lumière est allumée : c'est possible après tout que Donald ait laissé la lumière dans sa précipitation à entrer ou sortir. Cela voudrait dire qu'en 2015, on a inventé des ampoules dont la durée de vie est.... illimitée ;)
  • Les armes ne fonctionnent pas dans le pocket universe.
    Enfin, tout est relatif comme dirait Einstein. Celles de nos héros sont en carafe mais pas celles des Observateurs.

2. Les détails qui vous ont échappés.
  • Dans une des scènes, on aperçoit un journal. Il s'agit d'une édition du Boston Press datant probablement de la Purge en 2015.

    On peut lire :
    - Les incendies sont d'origine criminelle, révèlent les autorités.
    - La crise de l'emploi s'amplifie dans la plupart des grandes villes.
    - Manifestation pacifistes des supporters.
    - Les voyageurs vont voir les files d'attente s'allonger
    .
  • La théorie des billes.
    Au moment où Peter passe dans le "pocket universe", on voit un gros plan de ses pieds et deux billes.

    Cette théorie date des années 70. Imaginez que notre univers fait partie d'un autre univers infiniment plus grand ? Le docteur Seuss l'a illustré dans le Grinch qui a volé Noël, puisque l'univers tient entier dans un flocon de neige. Dans Men in Black, les agents J et K protègent un univers porté par un chat sur son collier. A la fin du film, il s'avère que notre propre univers s'inscrit en réalité tout entier dans une bille.... [edit -Jon Cassar a expliqué qu'il s'agissait en réalité d'un vestige d'une scène coupée au montage]
  • La fin de l'âge d'or de la comédie musicale.
    Fred Astaire danse sur les murs et au plafond dans Mariage Royal de Stanley Donen en 1951.


  • L'appartement 413.
    Le 13 épisode de la saison 4 de Fringe s’intitulait Esprit de corps (A Better Human Being), allusion probable à la phrase culte d'Elizabeth Bishop et avertissement supplémentaire à Peter qui est, comme on le sait sur une planche savonneuse depuis sa chirurgie maison.


3. Les détails qui tuent.
  • Le "pocket universe" est une enclave dans le temps, mais il est aussi figuré comme étant un reflet ou une version spéculaire de la réalité.

  • Les tableaux accrochés dans le hall de l'immeuble.
    Outre un Vincent Van Gogh, plusieurs reproductions de toiles connues sont accrochées la tête en bas. Ont-elle une signification particulière ou s'agit-il d'un délire de décorateur ?

  • Les chiffres de la radio.
    Ont-ils une signification cachée ou est-ce des chiffres pris au hasard ? Il est rare que le hasard intervienne dans la série.


  • Le meilleur pour la fin !
    Est-ce bien une grenouille que l'on aperçoit sur cette voiture en stationnement ?


1 commentaire:

  1. On savait qu'Astrid ne comptait pas ses heures, mais la quand même quel dévouement ! lol. Kaa

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