13 novembre 2012

Faut-il poursuivre Fringe en justice ?

Il y a quelques semaines, le ministre du tourisme libanais montait au créneau, attaquant Homeland, la série de Showtime adulée de la presse et du public.

"Ce genre de film est une atteinte à l'image du Liban," déclarait Fadi Abboud au magazine Executive. "C'est injustifiable et ne reflète pas la réalité. Nous avons l'intention de nous faire entendre. Nous voulons que les réalisateurs et les producteurs s'excusent. Nous envisageons de les poursuivre en justice."

Homeland démarrait sa 2e saison avec une opération haletante au Liban destinée à s'emparer d'un responsable du Hezbollah. Remake d'une série israélienne et tourné en Israël, Homeland, bien que très réaliste, n'a pourtant rien d'un documentaire.
Ce n'est un secret pour personne que la plupart des films ou des séries américaines sont tournées au Canada ou dans des régions du monde qui offrent des avantages financiers ou de sécurité.

Alors, si cette plainte voit le jour, que peut-on attendre ?
Les producteurs de Psych subiront le courroux de la Californie puisqu'il montre une Santa Barbara noyée sous la pluie et que les comédiens passent leur temps à grelotter devant les caméras.
Seattle attaquera Los Angeles, puisque ses caisses se remplissent des subsides générées par Grey's Anatomy quand la série se déroule au Seattle Grace Hospital.
La Virginie devra sans aucun doute se retourner contre The Vampire Diaries, qui non seulement tourne en Géorgie mais ose peupler ses verts pâturages de vampires sexys et autres loup-garous.
Le gouvernement américain n'aura d'autre choix que d'attaquer en justice les producteurs de Supernatural dont les héros poursuivent des démons sur le territoire américain et par ricochet la Colombie Britannique où a lieu le tournage.

Mais Fringe risque de cristalliser toutes les rancœurs. Tournée à Vancouver, la série se passe à Boston, New York et en Floride. Elle donne une image outrancière du FBI, montre des officiels plus que louches participant à des opérations que la morale réprouve, des autorités qui autorisent un fou à poursuivre ses expériences sur le campus d'Harvard en toute impunité et ouvre même des portails vers des univers potentiellement hostiles au gouvernement américain.
La série d'Abrams n'en a pas fini avec les recours en justice !

1 commentaire:

  1. on encule les mouches sauf pour un gros détail : c'est des fictions. désolé si ça entache leur propagande d'amérique parfaite

    RépondreSupprimer