13 janvier 2013

5.11 - The Boy Must Live : la critique

The Boy Must Live est le 11e épisode de la saison 5 de Fringe


Walter utilise le caisson d'isolation sensorielle pour retrouver Donald. Le capitaine Windmark est appelé au quartier génral en 2609.

Réalisation : Paul Holahan
Scénario : Graham Roland

Avec Michael Cerveris (Donald/September), Michael Kopsa (le capitaine Windmark), Rowan Longworth (Michael), James Kidnie (le commandant), Adam Henderson (l'aide de camp du Commandant), Ian Butcher (le lieutenant de Windmark), Terry Mullett (l'Observateur dans la cuve), Kristian Thorsen (l'Observateur scientifique), Jordan Schartner (un Observateur assistant), Steve Elliott (un Loyaliste du Monorail), Sage Brocklebank (un Loyaliste au barrage), Cory LeClerc (le guichetier)

1ère diffusion américaine : Fox – 11 janvier 2013
1ère diffusion française : TF1 - 21 août 2013

September Song
"Peter, avant que je le rencontre, je ne pensais pas qu'il était possible de t'aimer davantage, mais maintenant que je sais tout ce que nous avons enduré et ce qu'il a fallu faire, c'est le cas." (Peter, before I met him I didn't think it was possible to love you more, but now knowing what we been through and everything we had, I do.) WALTER

Je n'ai plus envie de chercher la petite bête ou de porter aux nues la série. J'aime Fringe. Quoique j'en pense dans huit jours, tout est dit, je ne changerais pas d'avis. Et franchement, j'appréhende car dieu sait si j'ai détesté la fin de LOST ! Je vais donc l'affirmer haut et fort et le déclarer de but en blanc, j'ai adoré cet épisode, en dépit de ses défauts ou à cause d'eux, peu importe à ce stade. Revoir enfin September, même s'il a une coupe atroce, m'a... comment dire ? ... ravie !

Michael Cerveris est un comédien plein de finesse et son portrait de Donald, qui conserve en filigrane les maniérismes de September, m'a profondément touchée. Sa présence sauve un scénario bourré de clichés et de raccourcis. J'avoue aussi qu'un Peter avec ses lunettes de protection en mode doigt sur la gâchette face à un Walter insomniaque et pétulant m'a conquise d'emblée.

Cet épisode prouve une fois de plus que Fringe est une série exceptionnelle quand il s'agit de conjuguer le développement de ses personnages et une mythologie de plus en plus prégnante. Même le monologue purement informatif de Donald, qui en dépit de sa "punition" n'a jamais pu vraiment s'emparer complètement des émotions humaines, est un moment de sincérité absolue. A l'image des émotions réprimées dans le dialogue entre Windmark et son supérieur, cette dernière saison a largement laissé s'épanouir l'humanité de ses personnages.

Mais avant tout, The Boy Must Live est un épisode obligé, puisqu'il expose enfin les éléments nécessaires au dénouement. Par dessus tout, c'est une véritable déclaration d'amour aux fans de la série qui ne manqueront pas de piailler d'excitation en découvrant la tonne de références qui saupoudre l'histoire. Il aura donc fallu 10 épisodes d'une course au trésor avec Walter et sa clique pour entrer enfin dans le vif du sujet, obtenir un minimum d'information sur les Observateurs et savoir en quoi consiste le Plan : envoyer l'enfant (oui, il s'agit bien d'un enfant, au final) dans le futur. Sauf que Michael en a apparemment décidé autrement, et franchement, vu ce que pensaient faire les autres, ce n'est sans doute pas plus mal. Après tout, renvoyer un empathe dans une société désireuse d'éradiquer toute émotion n'est sans doute pas l'idée du siècle.

Pourquoi renvoyer Michael en 2167 et pas 2532 ou 2356 ? Tout simplement parce que c'est à ce moment précis de l'histoire de la Terre que ceux qu'on appellera un jour les Observateurs ont décidé de prendre leur destin en main. Leur but, éliminer les émotions pour favoriser le développement de l'intelligence. Au passage, on notera que c'est le cheminement inverse  qu'avaient suivi William Bell et Walter Bishop avec leur expérimentation sur le Cortexiphan.

[Parenthèse --- En tant que fan de Star Trek, il m'est extrêmement difficile de ne pas penser aux Vulcains qui ont adopté la doctrine de Surak et rejeté leurs émotions au profit de la logique et de la raison et à leurs cousins Romuliens qui ont décidé de n'en rien faire. Bref.]

Alors qu'ils sont toujours traqués, nos héros rendent visite à Donald et remplissent les blancs. Cela prend évidemment un certain temps, puisqu'ils ne se sont pas vus depuis 20 ans. Ce qui doit arriver arrive donc, les Observateurs les retrouvent et ils sont encerclés par les troupes loyalistes. Je ne vais pas enfoncer le clou plus profondément dans la mesure où cet épisode ne s'embarrasse manifestement pas de détails matériels. Donald détruit sa garçonnière, confie Michael à Walter et disparaît dans la nature.


"The Boy Must Live" est aussi une énième variation de la relation père-fils. September passe une partie de l'épisode à renouer ce lien avec son "fils". Que cette tentative passe par la musique (dont la présence est omniprésente dans l'appartement entre le gramophone, le piano, les partions, la boîte à musique et j'en passe) est un joli hommage à la carrière de Cerveris. Quant à Walter, maintenant que Michael a) lui a montré à quel point il était insignifiant, b) lui a "rendu" les souvenirs d'une autre timeline, il est prêt à devenir le martyre que l'histoire réclame, et son amour pour Peter en est magnifié.

Ce qui me fait revenir au début de la série. Ainsi, Peter n'aurait jamais été un pion essentiel de l'histoire ce qui contredit tout ou partie de ce qui a été mis en place précédemment. Que ce soit avec August ou Walter, September a, à plusieurs reprises, expliqué pourquoi Peter ne devait pas mourir. Il a même désobéi aux ordres de December après que Peter a choisi de se servir de la Machine. On peut aussi imaginer que Peter n'avait son importance que dans la timeline décrite dans les trois premières saisons car Walter a servi de modèle à September pour développer son instinct paternel ?


Il est difficile de rester insensible à la scène déchirante entre Walter et Peter ou à la poésie inattendue qui se dégage de la scène dans laquelle Windmark fouille l'appartement de Donald, confronté à un monde qu'il ne comprend pas mais l'obsède et où son assistant tape du pied en mesure... and all that jazz....

Moment très attendu aussi par le fan assidu, ce voyage en 2609. La confrontation entre Windmark et le commandant démontre que la génétique n'a pas totalement éradiqué les émotions. Windmark fait preuve d'une intuition que son chef rejette.


Le plan des scénaristes semble de vouloir ignorer tout ce qu'on croit savoir de l'histoire, et si on peut se sentir floué ou manipulé, entre les différentes timelines, les réalités parallèles et le reste, après tout pourquoi ne pas accepter cette version de la réalité. C'est en tout cas celle de Donald et celle qu'on veut nous faire suivre désormais. Au spectateur de s'en débrouiller. Il faudra sans doute revoir la série pour se faire une véritable idée.
Une seule certitude, maintenant que Walter est décidé à mourir, ce n'est sûrement pas lui qui va y passer. Si les producteurs choisissent la voie du final reset, la question se pose : quand on ne se rappelle pas d'avoir vécu sa vie, cette vie a-t-elle une importance (sinon pour le téléspectateur) ?
Quelque soit la conclusion la semaine prochaine, il ne reste plus que 88 minutes de Fringe et je n'ai pas envie que ça se termine...


Ce qui me chiffonne
• Je ne vais même pas essayer de rationaliser tout ce qui tourne autour du voyage temporel. Car si les Observateurs n'existent pas, Walternate soigne son fils, Walter ne détruit pas les univers, Peter ne rencontre jamais aucune des deux Olivia, --et ni Etta ni Henry n'existent. William Bell a-t-il même encore un rôle à jouer dans cette histoire ? J'en doute.
• September n'est plus. Ses petits copains lui ont retiré son implant, fini les voyages dans le temps, la traversée des murs et la télépathie. Donald a donc vieilli, c'est un humain comme vous et moi sauf qu'il ferait sans doute passer Einstein pour le cancre de service. Mais en 20 ans, pourquoi son fils, Michael n'est-il pas devenu adulte ? Les Observateurs sont-ils quasiment immortels ?
• Si Michael est bien l'enfant qu'on a retrouvé dans des ruines, seul, nu et affamée lors de la première saison, pourquoi September l'avait-il laissé là ?
• Je ne veux pas de reset en 2167 : sinon plus de September....

Ma note : 8,5/10
Les sous-titres sont disponibles sur le site Addic7ed.


WALTERISMES
Olivia : "Walter, pourquoi est-ce que tu as enlevé ton short ?" (Walter, why did you remove your trunks?)
Walter : "Il me serrait trop. J'ai besoin que mon corps soit aussi libre que ma tête si je veux retrouver September." (They were too restrictive. My body needs to be as free and open as my mind, so I can find September.)

"Il a des cheveux." (He has hair!)

"Tu n'as jamais aimé les démonstrations d'affection en public. Tu n'aimes pas non plus faire la grosse commission dans des toilettes publiques. Ça aussi, je m'en rappelle." (You never liked public displays of affection. Or going Number Two in a public restroom. I remember that too.)

INDICES


• Les glyphes se lisaient GRÂCE.
• On apercevait un papillon sur le coffret qui contient la boîte à musique de Donald.

• Dans Anomaly XB-6783746, on voyait ce deux images : une pub pour une cuve sensorielle et une fleur (pas vraiment une tulipe mais bon...)


• Un indice pour l'épisode suivant Liberty ?


• Bonus : le carnet de note de September ! [à paraître en mars 2013]


• L'épisode de la semaine prochaine s'intitule Liberty, comme la statue ou l'île (Liberty Island)....


AUDIENCE
Fringe obtient un indice de 0,8 chez les 18-49 ans avec seulement 2,417 millions de téléspectateurs (-20% par rapport à l'épisode précédent).

CONTINUITÉ
• Nombreuses références à la première saison (Peter à Sainte Claire, le sauvetage à Reiden Lake, le sandwich au beurre de cacahuètes...).

Donald habite "sous" un pont. C'est un des thèmes récurrents de la série, mis en évidence dans l'épisode Le passage (The Man from the Other Side).


• Les boules à neige : Souvenirs de l'autre monde (Momentum Deferred), Prison dorée (Amber 31422), Candy Man (The Abducted), An Origin Story.


• Du rouge et du vert...


Walter "singin' in the rain"....


• La cuve iconique de Fringe !


Walter tout nu dans Résonances (6:02 AM EST)


• La tulipe blanche.....


CULTURE
Science : le cerveau reptilien : responsable des comportements primitifs et imprévisibles, il assure les besoins fondamentaux mais aussi la survie de l'espèce. Cette image rappelle aussi le discours de Nina Sharp dans Anomaly XB-6783746 avant son suicide : "Vous penchez la tête comme un lézard."


Musique  
¤ Greensleeves par Harry Belafonte [les différentes paroles de Greensleeves] : la petite chanson de la boîte à musique.
¤ September Song, composé par Kurt Weill, paroles de Maxwell Anderson interprété ici par Bryan Ferry.
¤ Jamming Late At Night par Martin Haene et Joerg Sieghart qu'écoute Windmark.

Cinéma : Chantons sous la pluie (Singin' in the Rain) de Stanley Donen et Gene Kelly (1952) avec Gene Kelly, Donald O'Connor et Debbie Reyniolds. Walter cite l'une des chansons du film Make Them Laugh.
A-t-il appelé la vache Gene à cause de ce même film ?
Était-ce aussi son inspiration pour la création du pocket universe de Through the Looking Glass and What Walter Found There ?


Littérature : Le meilleur des mondes (Brave New World) - Aldous Huxley (1931). Dans un avenir dystopique d'où la reproduction sexuée a disparu, on crée les humains en laboratoire en fonction des besoins de la société.

LES PHOTOS DE PROMOTION
SUR LE SET
 Les images du tournage [1] [2] [3] [4] [5] [6] [7] [8] [9]
LES PHOTOS DE L'APPLI FOXNOW
[source : Fox]

12 commentaires:

  1. En fait, il y a 2 timelines parallèles (deux routes parallèles en faites).

    La première est la timeline d'origine des observateurs. Dans celle-ci , 2167 signe leur naissance via la découverte à Oslo, et en 2609 la terre est devenu invivable (première route). Ils manipulent donc le temps et reviennent dans le passé, créant ainsi une deuxième timeline (deuxième route parallèle) qui serait propice à leur migration. Ils ont la capacité technologique de passé de l'une à l'autre. C'est pour cela que toutes les modifications ou réécriture sur la deuxième timeline ne les affectent. Tout ce que nous avons vu dans les saisons précédentes, ne sont que des tentatives avortées pour trouver la bonne timeline (la bonne route), c'est-à-dire les bonnes modifications à faire dans le passé pour leurs permettent une invasion. La saison 3, c'est soldé par un reset, car la timeline obtenu aboutissait à une impasse (fin des 2 univers). Et ils ont probablement déjà essayé d'autres tentatives avant ( voir la BD beyond the fringe).

    A la fin de la saison 3, ils y arrivent (grâce au sacrifice de Peter), ils créent la bonne timeline (la bonne route) qui n'aboutit pas à une impasse. Et donc, ils l'envahissent en 2015. C'est ce que nous voyons dans la saison 5. Dans l'épisode de cette semaine, on voit Windmark aller en 2609, et on se dit, merde, s'ils ont envahis 2015, ils devraient avoir modifier le futur, et donc 2609, comment fait-il alors ? Et bien la réponse, vous l'avez, il passe d'une route à l'autre (d'une timeline à l'autre), car toute modification de la deuxième timeline ne les concernent pas, et oui, ils viennent de la première, eux.

    Le Plan consiste pour nos héros, à envoyer Michaël, en 2167 de la première timeline (celle d'origine des observateurs), et donc à modifier leurs futurs ("Fate can be change").Création, donc d'une nouvelle timeline, différente de la précédente à partir de 2167. Les observateurs tels que nous les connaissons n'existeront plus. Ils seront out. Ils ne seront donc jamais aller dans le passé, September n'aura jamais interrompu Walternate, la machine n'aura jamais été crée, donc jamais envoyé dans le passé, les événements des saisons 1,2,3,4,5 n'auront jamais eu lieu.

    Nous reviendrons donc à la timeline pré-Saison 1-3 (qui est la timeline originelle), sauf les événements post-2167 qui eux seront différents.

    Dans ces conditions, comment Olivia et Peter vont ils se rencontrer dans ce nouvelle timeline ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'ai rien compris...
      Qu'est-ce que vous appellez 1e et 2e timeline ?

      Supprimer
  2. SPOILERS :
    - Ce n'est pas Walter qui part en 2167 avec l'enfant, c'est Astrid (voir trailer de la semaine prochaine à 0:21, la main tendu porte des gants noirs, comme ceux que portent Astrid).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. tout comme Peter, tout comme Olivia =p

      Supprimer
    2. je me méfie des bande annonce promo nous induire en erreur: peter s'estompe je pense au résultat du cortexiphan sur olivia ,le mot dit:par peter je t'aime sa bouche n'a même pas bouger,Je pense qu'il va lui dire à un certain moment dans l'épisode 12/13 ,j'ai vu dans une petite scène olivia avec bonnet noire jamais vu porté dans la 5 saison elle porte le même dans les série précédente.( vivant ensemble???? en vie tous les deux OUI!}"je sais pas de spoiler" pire que moi! j'ai une image dernier jour de tournage 5e saison avec un technicien qui pause avec joshua jackson il porte sweat noir logo division fringe le même technicien Peut-être un cadeau de l'equipe qui pause après avec anna torv que Xenn a publier qui montre porte une alliance ..

      Supprimer
  3. SPOILERS :
    - A 0:14 du trailer de la semaine prochaine, l'enfant est allongé sur une table, on le radiographie, on voit les gants verts du docteur, â côté de lui, une femme, une infirmière. On est bien dans la timeline d'origine, est la couleur clé, c'est le "VERT". Bienvenu dans l'univers vert !!!!!!

    RépondreSupprimer
  4. Explication des timelines (en français "ligne temporelle").
    Les observateurs viennent d'une ligne temporelle que nous appelerons A. Dans celle-ci, en 2167, un scientifique fait une découverte qui amorce l'évolution de l'humanité vers la société des observateurs. Toujours, dans celle-ci, en 2609, la Terre est devenu invivable, pollué... Ils decident donc d'envoyer dans le passé un groupe de scientifique pour trouver une période de l'histoire propice à une migration en masse de leur société. Cette migration en masse du futur vers le passé a pour conséquence de créer une autre ligne temporelle que nous appelerons B et qui diverge de la ligne temporelle A au point C, qui est le moment où ils débarquent. Pour prendre une image simple, vous avez une route qui s'étend sur des kilomètres, au kilomètre 50, elle bifurque, vous allez soit à droite (ligne temporelle A), soit à gauche (ligne temporelle B). Dans le cas de Fringe, c'est les observateurs eux-mêmes qui créent la route qui va à gauche car celle qui va à droite fini dans une impasse.

    La saison 1,2 et 3 de Fringe, nous montrent une ligne temporelle B, qui résulte de l'intervention de September dans le labo de Walternate lorsque celui-ci tente de soigner Peter. September sait que son intervention va aboutir à la mort de Peter (un père va perdre son fils, comme lui-même avec Michaël), alors, il manipule les événements et fait intervenir Walter qui sauve Peter et lui-même, qui les sauve de la noyade. La suite, on la connaît, cette ligne temporelle aboutit à une impasse, c'est à dire la destruction des 2 univers. Donc, plus de lieu à envahir (ou plus simplement, plus de bifurcation à prendre sur la route).

    Grâce au choix de Peter fin de saison 3, cela crée une ligne temporelle B qui répond à leur attente. C'est celle que nous voyons depuis la fin de la saison 3. Elle répond à leurs attentes, et décident donc de l'envahir en 2015. 20 ans plus tard, c'est les événements qui nous sont contés en saison 5.

    Le plan va consister à envoyer Michaël de l'année 2036 de la ligne temporelle B, à l'année 2167 de la ligne temporelle A. En langage simple, à le faire passer du kilométrage 75 de la route B, au kilométrage 90 de la route B. Cela aura pour conséquence de modifier tous les événements de la ligne temporelle A post-2167. Donc pas d'observateurs, pas d'invasion, pas de September interrompant Walternate, Walternate trouve le remède qui sauve Peter, Walter ne traverse pas..... pas de ligne temporelle B... en gros tout les événements vus depuis 5 saisons n'auront jamais existé.


    Mais, car il y a un mais, Peter et Olivia sont destinés à être ensemble. Comment retrouver sa moitié quand l'un comme l'autre, vous aurez oublié tous les événements heureux comme malheureux que vous avez vécu. September donne la réponse "Fate can be changed".

    RépondreSupprimer
  5. je l'espère vraiment!! que chacun reste pas dans leurs univers.efface les 4 année ...

    RépondreSupprimer
  6. Il faut surtout croire que les scénaristes ont dû parer au plus pressé, je suis loin de partager la finesse et la profondeur de l'analyse plus haut, je doute qu'elle se situe à un niveau pareil....!
    Pour une raison très simple, il y a beaucoup trop d'incohérences pour rendre compte à deux épisodes de la fin de toute ces incohérences "une par une", un intervenant critiquait à juste titre que c'était systématiquement le problème des romans d'anticipation qui manipule la chronologie temporelle, moi-même étant fan de cette littérature, j'ai été déçu à chaque fois.... pratiquement tout le temps.
    Dès lors que vous intervenez dans la courbe du temps vous créez des paradoxes insurmontables "Einstein".... la plupart du temps les auteurs s'y empêtrent plus qu'autre chose, ils emberlificotes autour de concepts plus ou moins fumeux.
    Q'est-ce qui se passe si je fais un saut dans le passé et que je tue mon grand-père....je meurs instantanément ??? mais de quoi, je meurs de quoi à ce moment précis ?????
    Si j'atteint l'intégrité physique de ma lignée, comment les particules élémentaires de l'univers savent qu'elle doit générer un nouvel univers, dans lequel je n'existerai pas puisque je viens de mettre fin à cette lignée...???
    Un tantinet débile, mais ça s'appelle "la causalité quantique" parce que si 9 milliards d'êtres humains le faisaient au même moment, raisonnement par l'absurde j'en conviens mais supposons, l'univers devrait générer une cascade de ses causalités aussi nombreuses que tous ceux qui auront mis un terme à leur lignée perso...
    Bref, cette question récurrente des voyages dans le futur ou le passé ne trouve jamais de solutions épanouie.... en tout cas pour moi, à chaque fois ça tient par du sparadrap ou du chatterton.... C'est très très très très rarement réussi !

    Fringe n'échappe pas à cet imbroglio, j'y ai renoncé à compter le nombre d'incohérences temporelles, même l'explication décrite plus haut par un intervenant et loin d'être convaincante... Mais je retiens surtout que si Peter revient S4, il revient par un mécanisme qui échappe à l'entendement des observateurs....
    C'est bien son amour pour Olivia et Walter, qui court-circuite le temps lui-même, cette force de l'âme semble être plus puissante que toutes les courbures spatio-temporelles que vous voulez....
    Vous connaissez l'expression, le diable se cache dans les détails, le "bien" c'est pareil il s'appuie sur des éléments en apparence insignifiante mais qui au final font la différence...ça les observateurs, en sacrifiant leurs emotions se sont coupés de toute une partie de ce qui fait un homme ou une femme un être humaine.
    on peut dire que d'une certaine façon, dès lors qu'ils ont pris ce chemin ils étaient condamnés, il peut manipuler autant de lignes temporelles qui veulent, le principe universel de toute vie aurait fini par se débarrasser d'eux....!
    Voilà pour moi le sens et le message de fringe, la technologie n'est rien absolument rien en comparaison de l'intensité deux êtres entre eux, le lien qui les unit est indestructible... résiste à tous, survit à tous...
    Voilà pourquoi j'espère quand même un final, romantique....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "Voilà pourquoi j'espère quand même un final, romantique...."

      j'attends quand même un peu plus même si je suis globalement d'accord avec ton analyse.
      c'est toujours difficile de rester cohérent dès qu'on s'attaque au voyage temporel et Fringe ne fait pas exception à la règles et s'emmêle joyeusement les pinceaux :)
      à la limite ça me dérange moins que le virage à 180° sur l'identité du garçon qui doit à tout prix survivre. car si on est dans "l'histoire de Michael" à quoi servent vraiment les Bishop ?

      Supprimer
  7. Alors entièrement d'accord avec toi.....Question qui vaut la peine d’être posée, dommage qu'on est pas un scénariste sous la main...!

    RépondreSupprimer
  8. Je suis globalement d'accord avec toutes ces critiques, il y aura forcément des incohérences mais ça n'empêchera pas Fringe d'être une série géniale.
    Il y a quand une chose qui m'ennuie VRAIMENT : cette histoire de Boy Must Live. Je suis désolé mais ça fait 4 saisons qu'on nous fait comprendre que c'est Peter et là épisode 511 September qui nous dit "nan en fait je parlais de Mickaël" je conçoit pas . Mais je désespère pas, on a encore 2h de Fringe et peut être que September a menti à Walter pour qu'il se sacrifie ou autre chose mais pas cette pirouette svp...
    Et n'oublions pas que à la base September est venu assister à la découverte du remède de Walternate pour sauver Peter car ... The boy is important ! Pourquoi ? Ensuite que September choisisse ou pas de les sauver du lac (nos deux timeline) ne change rien, il est venu voir Peter être sauvé.
    Vivement ce soir !

    RépondreSupprimer