26 janvier 2013

5.12 - Liberty : la critique

Liberty est le 12e épisode de la saison 5 de Fringe.

La Fringe team se lance dans un sauvetage désespéré qui met en péril Olivia.
C'est le début de la bataille finale qui décidera du destin de l'humanité.
Scénario d'Alison Schapker
Réalisation de P.J. Pesce

Michael Cerveris (September), Michael Kopsa (le capitaine Windmark), Seth Gabel (l'agent Lincoln Lee), Eugene Lipinski (December), Roman Longworth (Michael), James Kidnie (le commandant), Peter Flemming (le lieutenant loyaliste), Peter Kelamis (Tobin), Rustin Gresiuk (Trevor), Tara Pratt ( AltAgent 1), Sarwan Badesha (Alt Agent 2), Andrea Yu (Alt Agent 3), Mackenzie Gray (le médecin Observateur 1), Lucas Wolf (le médecin Observateur 2), Simon Hill (le chirurgien), Vanessa Zachos (l'infirmière), Kurtis Maguire (le chef des Observateurs), Jordan Schartner (Observateur 1), Jonathan Fitzgerald (Observateur 2)

Première diffusion américaine : Fox - 18 janvier 2013
Première diffusion française : TF1 - 28 août 2013

RETOUR VERS UN AUTRE FUTUR
"Et si on pouvait aller sur l'île en passant par l'autre côté ?" (What if the island is accessible from over there?) Olivia
Voilà, on y est, c'est le début de la fin....

Dans cette première heure du series finale, on assiste au sauvetage de Michael qui vient d'être capturé par les Observateurs. Grâce au plan imaginé par Olivia on revoit des visages familiers. Cependant, Liberty est essentiellement du remplissage. Pourquoi ?

On pourra trouver une foule d'explications à la décision de Michael de sauter du train. C'est la plus simple. Si Michael ne se livre pas à ses grands camarades, on n'a pas à aller le chercher et l'épisode n'existe pas. On ne ratera rien, si ce n'est le plaisir de retourner, même fugacement, de l'autre côté...
Ensuite, c'est un épisode déséquilibré. Mais si la première partie musarde, c'est loin d'être le cas de la deuxième.
Enfin, si Donald a la possibilité de demander l'aide de December, pourquoi ne lui a-il pas tout simplement demandé dès le début de les emmener lui et son fils en 2167 ? Ce serait bien plus simple, non ? Oui mais alors, personne n'aurait à se sacrifier....

De mon point de vue, dans cet épisode, Fringe prend son élan pour le grand final. Et j'avouerais que je suis complètement partiale. Alison Schapker est l'un de mes scénaristes préférés depuis son arrivée dans le Fringevers. Cet épisode bien qu'un peu long à la détente m'a pleinement satisfaite. Après tout, avec moins d'une heure et demie de Fringe à découvrir, si ça ne va pas trop vite, c'est tant mieux !

Schapker prend donc son temps. Walter parvient presque à expliquer à Peter l'essence de son plan mais n'y parvient pas; la scène se solde par un instant d'émotion entre les deux hommes. Olivia retourne dans la réalité parallèle, et Wyman peut dire ce qu'il veut, j'avais besoin de revoir FauxLivia (youpi !) et Lincoln (Yessss !) pour vraiment fermer cette porte.


L'explication de cet ultime saut dans l'espace-temps est un peu forcée mais elle fonctionne. Qui n'a pas envie de voir Olivia une fois de plus soumise à l'horreur des injections de Walter ? On ne s'en lasse pas ! Dommage que dans la foulée on ne revoit ni Walternate qui continue de faire des conférences à 90 ans ni Charlie Francis, mais on apprend que FauxLivia et Linc ont un fils (franchement, est-ce que c'était trop demander que lui donner un nom ?) et que Chelsea Clinton est en tête des sondages pour la Présidence.

Dommage aussi que Fringe ne se soit pas tenu à sa décision de clore le passage entre les deux univers mais je ne vais certainement pas m'en plaindre car ces quelques scènes font renaître la magie qui avait cruellement manqué à la série depuis qu'elle était sous l'Occupation. Cette décision met à Olivia face à ses choix (que se serait-il passé si elle avait choisi Lincoln au lieu de Peter) et c'est un moment important pour une série qui privilégie les émotions de ses personnages.

"Tu as une chouette famille" dit Olivia. "Va donc sauver la tienne," lui répond son alter ego. C'est toute la différence de cette dernière mission d'Olivia Dunham. Même si elle va au final sauver le monde et l'humanité, ce n'est plus une question de devoir. Sa famille importe avant tout, cette famille qui est au cœur de la série. Le sauvetage de Michael n'est qu'anecdotique.

Fringe s'est souvent servi de la statue de la Liberté pour pousser la métaphore. La série enfourche donc à nouveau ce cheval de Troie. On a droit à un visuel terrifiant de ce qui reste de la liberté, littéralement et figurativement, après le passage des Observateurs.

Liberty est aussi destiné à faire briller deux personnages : Astrid et Olivia.
Astrid montre enfin qu'elle sert à quelque chose en rappelant à l'équipe l'existence de l'écran interdimensionnel (si on cherche la petite bête, l'Astrid de cette timeline est-elle censée s'en souvenir ?).
Quant à Olivia, elle est toujours la version femelle de Diablo, grâce au Cortexiphan de l'excellent docteur Bishop. Après tout, Peter s'était "injecté" la tech des Observateurs dans le cou, c'est une suite logique.

L'épisode marque aussi le retour de Phillip Broyles, resté très discret cette saison. Outre le rôle essentiel du personnage, il donne à Lance Reddick quelques scènes d'anthologie ("Je ressemble plus à un corbeau, non ?" I'm more of a raven, don't you think?).
C'est aussi l'occasion de découvrir les talents d'ingénieur de Donald qui monte sa machine contre vents et marée en dépit de l'absence de la Fringe qu'il ne comprend pas.
Cerise sur le gâteau, après la myriade d'infâmes Observateurs, l'apparition inattendue d'un des douze Originaux, December. Aidera-t-il Donald ?



Ma note : 8,5/10

Olivia Dunham obtient 30% des voix, suivie par Walter Bishop, avec 21% des suffrages exprimés. Loin derrière Peter, 11%.
WALTERISMES
"Génial [cendrier] ! (That's brilliant, Ashcan !)
"C'est moi qui ai inventé le Cortexiphan. Je suis la meilleure autorité sur le sujet." (I created Cotexiphan, there's no better authority.)

CITATIONS
Fauxlivia : "Olivia?"
Olivia : "C'est moi, je suis restée enfermée dans l'ambre pendant 21 ans." (It's me. I was in amber for 21 years.)

Lincoln : "C'est fou ce qui arrive dans la vie !" (It's crazy how life works out.)
Olivia : "Pas de regret. J'ai choisi. Toi aussi." (It's okay. I made my choices. You made yours.)

Fauxlivia à Lincoln : "Si tu pouvais arrêter de mater mon cul de jeune fille." (You can stop checking out my young ass.)

Walter : "C'est dur de faire des sacrifices, fils, mais tu le sais." (The sacrifice is hard son, but you're no stranger to it.)
Peter: "Toi aussi, tu le sais. Tu en as fait beaucoup." (Neither are you, dad. You sacrificed a lot.)

LES INDICES

• Dans Liberty, les glyphes se lisaient LOVED = AIMÉ.

• Dans l'épisode de la semaine dernière, The Boy Must Live, Windmark observait ostensiblement une boule à neige contenant la Statue de la Liberté.

• Sur la porte de December, le quantième de An Enemy of Fate, 13e épisode de la saison.

• Chut........

 
• On voyait aussi cette pancarte The Bronze Lady Shoes : allusion à la statue de la Liberté.

• Une pomme et une colombe (Broyles, the Dove)... et Etta.


AUDIENCE
Liberty/Enemy of Fate obtient un indice de 1,1 chez les 18-49 ans avec 3,28 millions téléspectateurs.

CONTINUITÉ
L'écran interdimensionnel avait fait sa première apparition dans L'histoire de Peter (Peter).
December était le Boss des 12 scientifiques envoyés dans le passé pour observer l'humanité.
• Les Observateurs sont "affectés" par les émotions humaines : pour August et September, c'est l’amour, pour Windmark, la haine.
• Le Cortexiphan a une durée de vie de 127 ans.
• Il reste encore des zone dans l'ambre en face, sinon n'existerait pas le Musée Alternatif de New York.

• La petite Chelsea a bien réussi.

• Rouge et vert.


CULTURE
Windmark et le Commander sont assis sur des chaises du designer Konstantin Grcic [Chair One version alu poli éditée par Magis].
• Le sobriquet dont s'affuble Broyles est-il un hommage de Fringe à Edgar Allan Poe ? Les traductions du poème The Raven par Baudelaire et Mallarmé.
• Dans le Redverse, on prépare un remake d'Harry Potter.

LES PHOTOS PROMOTIONNELLES

LES PHOTOS DE TOURNAGE  [1] [2] [3] [4] [5] [6] [7] [8] [9] [10] [11] [12] [13]

10 commentaires:

  1. avec le résumé maintenant je prends vraiment conscience de la fin fringe : je reste fidèle au blog

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  2. Je pense que si Michael est sorti du train c'est pour deux raisons :
    - la première c'est que du coup ça a empêché les loyalistes d'examiner le wagon.
    - la seconde c'est qu'Olivia a dû se faire injecter du Cortexiphan pour aller le chercher. Ce qui lui a permis par la même occasion de tuer Windmark.

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  3. Merci Xeen pour ta critique. J'adore. Quelle série!!! Une semaine qu'elle est finie et elle me manque déjà... Que de souvenirs. Ca va être difficile pour s'habituer.

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  4. c'est pour ça que je prends mon temps pour la dernière critique... c'est pas facile :(

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  5. bonsoir,
    moi j'ai encore un petit souci de compréhension. Pourquoi Michael fait chut ! ?
    Et puis j'en profite pour dire merci à xeen pour ses critiques toujours très bien documentées. Les séries, c'est aussi de la culture !

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  6. Comme dit plus haut, il dit "Chut!!!" parcequ'il savait ce qui arriverait.
    Sa fuite a permis a Olivia de recevoir du Cortexiphan.
    Sans ça, Windemark serait en vie et le plan ne se serait pas produit comme il faut.

    Maintenant je ne pense pas que le petit savait que September se ferait tiré dessus.

    Et pour finir, grace a Mikael, nous avons pu (re)voir Alt Olivia et Lincoln avec 20 ans de +.
    Et surtout une super Olivia a son maximum.

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  7. Le fils de fauxlivia et lincoln s appele trevor

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  8. "Le fils de fauxlivia et lincoln s appele trevor"

    oui mais on ne l'apprend que parce le pauvre rustin gresiuk est cité au générique vu que ses scènes ont été coupées !

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  9. Peut-être que là aussi nous aurons droit à ces scènes en bonus de la saison 5 ?

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  10. Bonne critique c'est toujours un plaisir de te lire :)

    Dans les walterismes j'aurais ajouté cette réplique que je trouve absolument énorme: "Le cortexiphan a une durée de vie de 127 ans, Belly s'en est personnellement assuré!"

    En réaction à l'anonyme qui nous informe qu'il "ne pense pas que le petit savait que September se ferait tiré dessus", moi je pense que la mise en scène montre très clairement qu'il s'y attendait! D'où le fait qu'il sorte la "boîte" à musique de sa poche.

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