13 janvier 2013

J.J. Abrams satisfait de la fin de Fringe

Ce n'est pas parce qu'il est occupé qu'Abrams se désintéresse de la fin de Fringe. Et elle lui plaît.

"Beaucoup. Evidemment, c'est un peu triste mais qu'on soit arrivé aussi loin, c'est carrément un truc de fou. Qu'une chaîne permette à une série de survivre aussi longtemps, je ne sais pas si c'est déjà arrivé avant, parce que n'importe quelle chaîne dirait simplement, 'Non, c'est bon.' Et nous, on a 100 épisodes. La série, l'histoire se termine comme il faut. Je suis triste que ce soit fini mais je n'y crois toujours pas qu'on en soit là."

Mais Abrams est-il homme à regarder dans le rétroviseur. "Oh, oui !" Pourtant, il n'avait certainement pas idée de ce qui allait se passer au cours de ses 5 saisons après avoir jeté les bases de la série.

"Nous savions qu'il y aurait des univers parallèles. Et des Observateurs. Quand Walter revoit Peter à l'hôpital et qu'il regarde ses yeux, on savait où on allait aussi et pourquoi. C'est tout le reste qu'on ne savait pas. Nous ne savions pas que ça deviendrait aussi dingue. Bien sûr, on n'avait aucune idée que la 5e saison se passerait dans le futur. Pour le Cortexiphan, nous savions qu'Olivia avait subi ses effets, sans plus de détails. Au début, on se dit, tiens c'est une chouette idée et c'est ce qu'il faut faire. Et en cours de route, on en a une meilleure et puis encore une autre. A chaque nouvelle idée, il faut y croire."

Rapidement, Abrams a confié la série entre les mains d'un ancien d'Alias et Lost, Jeff Pinkner puis d'un autre collaborateur, Joel Wyman

"Ils sont arrivés au bout d'une demi-douzaine d'épisodes, et ils ont trouvé un rythme. Ils n'ont pas mis de côté ce qu'on avait fait au début, les gens qui vieillissent à toute vitesse ou les passagers de l'autobus emprisonnés dans l'ambre, mais au contraire, ils l'ont incorporé dans la mythologie de la série. Et ils l'ont très bien fait. Quand vous regardez la série, vous pouvez vous dire 'Oh mais attends là dans l'épisode 5...' Pour moi, c'était vraiment brillant."

"Quand on a commencé, on voyait plutôt la série comme un croisement de la 4e dimension et d'X-Files avec un truc cinglé par semaine à régler. Au final, on a fait un feuilleton à la Nous deux avec les personnages, et franchement, j'adore. Je ne regrette absolument rien même si ce n'était pas ce qui était prévu."

Avec le recul, Abrams avoue que ce qu'il a préféré dans toute la série, c'est la lutte de Walter pour sauver son fils.
"Ecoutez, c'est simple, juste l'idée que Walter puisse aller chercher Peter, j'adore ça. C'est une histoire émouvante et magnifique. Vous pouvez voir une belle histoire dans une série médicale ou dans une série sur un cabinet d'avocats mais il n'y aura pas de putain d'univers parallèles  ou un père qui est tellement désespéré qu'il va enlever le garçon dans une autre réalité alors que sa femme ne veut pas. C'était dingue mais en même temps adorable et émouvant. Pour moi, c'est ce qui résume parfaitement la série. Et dans le contexte le plus glauque que vous pouvez imaginez, à la fois grotesque et terrifiant. J'aime bien les histoires de monstres qui jaillissent des toilettes d'un avion, je suis content d'être à l'origine d'une série capable de faire des trucs comme ça."

A se demander si Abrams a regardé autre chose que les 6 premiers épisodes de la série....

[source : hitfix]

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