31 janvier 2013

John Noble : "Les fans savent tout de Fringe"

Ce n'est pas un secret, --sauf pour les membres de l'Academy of Television Arts & Sciences qui décernent les Emmy Awards ou ceux de la Hollywood Foreign Press Association qui désignent les vainqueurs aux Golden Globes, John Noble est un comédien génial.
Il a fait de Walter Bishop un personnage mythique qui transcendera à jamais le cliché du savant fou. Plus encore, il a réussi à le rendre si humain et réel, qu'il est difficile d'imaginer qu'on ne puisse pas le croiser dans les rues de Boston.

"Tous les personnages de Fringe sont complexes. Walter en est un exemple. Quand j'étudie le déroulement d'une scène, j'essaie de trouver le bon rythme. Je travaille énormément mes rôles," explique le comédien. "Il faut travailler sur les différents aspects des relations qu'ont ces personnages. Cela implique de prendre en compte ce qui s'est passé entre eux pendant un, deux, trois, quatre ou cinq ans et cela dans des états d'esprit différents."
"Cela demande d'être très rigoureux. Mais d'un autre côté, j'adore ça donc je ne peux pas dire que c'est fatigant. L'idée, c'est de faire son travail correctement. Jouer dans Fringe n'a jamais voulu dire qu'on allait se reposer sur nos lauriers. Je suis incapable de raisonner de cette façon."

Les fans ont établi avec la série une relation symbiotique. Mais peut-être existe-t-il encore quelques zones d'ombre ?
"C'est dur de trouver quoique ce soit que les fans ne sauraient pas parce que nous avions un rapport presque intime avec eux. C'est la rançon et la magie des media sociaux et d'Internet. Nous sommes de plus en plus en contact avec le public. Et puis il existe aussi des événements comme la Comic Con. Je suis persuadé que les fans connaissent tous nos secrets, et qu'ils les ont appris pratiquement au jour le jour."

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, travailler pour une série est épuisant. Les tournages peuvent s'étaler sur 6 voire 7 jours par semaine avec des horaires démentiels.
"Travailler pour la télévision, c'est très dur. Je pense que le public le sait. Le rythme qu'on nous impose a un prix sur votre intégrité physique et mentale."


Cet aspect est compensé par le plaisir qu'on a à travailler dans une série comme Fringe.
"Parfaitement résumé, c'est exactement ça. C'était très éprouvant. En fait, nous devions tourner les 43 minutes d'un épisode par semaine. Cela veut dire être en permanence à la hauteur."
"Heureusement, toute l'équipe était fantastique, donc... Je me souviens de ce que je disais tout le temps. 'Bon... ' Comment diable a-t-on pu finir un autre épisode ? ' et pourtant, on avait réussi. Pour les trois derniers, on fimait 7 jours sur 7 avec un budget réduit et des effets spéciaux énormes. C'est grâce à une équipe qui savait parfaitement ce qu'elle faisait qu'on y est parvenu. J'ai trouvé le résultat incroyable."

[source : Scifi Vision]

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