21 janvier 2013

L'histoire de Fringe : 6e partie

La première saison de Fringe se termine sur une image qui choquera les téléspectateurs américains : Olivia Dunham regarde New York d'une fenêtre du World Trade center. Elle a voyagé sans le savoir dans une réalité parallèle dans laquelle les tours jumelles sont encore debout.

J.J. Abrams, co-créateur : "La réalité parallèle faisait partie du concept de départ de la série. C'est quelque chose que nous savions dès le pilote. Évidemment, tant qu'on n'est pas arrivé à cette étape de la série, on ne sait jamais vraiment ni comment ni le moment précis où il faudra en faire la révélation."

Jeff Pinkner, showrunner : "Quand nous avons commencé Fringe, nous avons eu l'idée d'une réalité parallèle dont viendrait Peter, c'était notre trappe à nous [de Lost]. C'était le grand mystère de la série."

Bryan Burk, producteur exécutif : "C'était quelque chose qu'on avait prévu de révéler bien bien bien plus tard. Il faut trouver un équilibre à la télévision. Quand dévoile-t-on un secret ? Quand le cache-on ? Quand nous travaillions sur Lost, avec la trappe on avait eu le même genre de conversations. J.J. disait 'Bon, et alors ils trouvent une trappe'. Mais la vraie question, c'était de dire 'Quand, dans le 2e épisode ? Dans le 10e ?' Cette trappe ouvrait littéralement et figurativement tellement de possibilités qu'elle entraînerait la série dans une direction complètement différente une fois qu'elle serait découverte. C'est pareil avec cette réalité parallèle."

Pinkner : "Les studios traînaient vraiment les pieds quand on parlait d'introduire de nouveaux personnages, et a fortiori un autre univers. La question qu'ils répétaient en boucle c'était, "OK, mais les personnages, il leur arrive quoi ?' ."

Kevin Reilly, président de Fox : "J'étais là 'Mais de quoi vous me parlez ?' Sérieux. Ils ont commencé à parler d'un univers parallèle au cours de la première saison et je leur disais 'Non, non, non. Pas d'univers parallèle. S'il vous plaît, ne faites pas ça !' Et leur réponse a été. 'Non, non, houlala ! C'est prévu un jour'. Donc je peux dire avec certitude qu'ils le savaient dès la première minute. Je crois seulement qu'ils ont évité de m'en parler pour ne pas me faire peur."

Burk : "C'est drôle. Personne n'a jamais remarqué que Reilly s'angoissait avec ça."

Pinkner : "A la fin de la saison, une fois que la chaîne et les studios nous ont fait confiance, nous avons révélé l'existence de l'autre univers, introduit le personnage de William Bell interprété de façon spectaculaire par Leonard Nimoy. Cela nous a permis de plonger dans un autre mystère, les Observateurs, et aussi de développer ce que nous voulions pour Olivia et bien sûr Walter et Peter. Tout s'est mis à marcher."

Burk : "On s'est dit que nous devions aller plus loin. Ouvrir les portes en grand et laisser tout monde rentrer. C'est en grande partie la raison qui nous a poussé à le faire. C'était évident que cela changeait complètement la série entre sa première et sa deuxième saison."

Pinkner : "Je trouve surtout important, --je simplifie, que nous puissions raconter ce que quelqu'un, dans ce cas de figure Walter, est prêt à faire, les risques qu'il accepte de prendre, jusqu'à quels extrêmes il est décidé à aller pour faire la chose la plus humaine de toute, celle qui n'a rien à voir avec la science, sauver la vie de son fils. C'est un homme chez qui l'esprit et l'imagination dominent. Ce choix, il le fait avec son cœur. Et du coup, il détruit le monde. On a pu créer un autre monde, entièrement nouveau, mais c'était pour raconter une histoire très personnelle."

J.H. Wyman : "C'est Andrew Kreisberg [Arrow] qui a pensé au visuel des Twin Towers. On était dans mon bureau et j'ai dit, "On a besoin d'une image vraiment spéciale. Qu'est-ce que ça peut être ? Quelque chose d'iconique.' On donnait nos idées et Andrew a simplement dit, "Et pourquoi pas les Twin Towers ?" et tout le monde 'Oh yes !' puis 'Oh, non, attends'."

Josh Jackson : "Je ne crois pas qu'on ait jamais eu un meilleur cliffhanger ou un meilleur visuel."

Mais les TWW ne suffisait pas. A l'intérieur de ces tours se trouvait le bureau de l'énigmatique William Bell (Leonard Nimoy), un personnage qui a fait ressortir ce qu'il y a de pire et de meilleur chez Walter et Nina.

John Noble (Walter Bishop) : "Quand on a appris que Leonard allait rejoindre le cast, on n'est revenait carrément pas. C'est une icône du genre et qu'une des grandes icônes de la télévision soit sur notre plateau, c'était stupéfiant. Quand nous avons travaillé tous les deux, nous nous sommes aperçus que nous nous entendions d'une façon incroyable. Nous sommes vraiment devenus de grands amis. Il n'aurait rien pu arriver de mieux et franchement, à chaque fois qu'il doit revenir, je l'attends avec impatience."

Blair Brown (Nina Sharp) : "C'était absolument merveilleux qu'ils aient pu le persuader. Je ne savais pas où on allait avec cette espèce de tendresse et de douceur qui marquait notre relation. J'ai beaucoup aimé cet aspect, je me disais que cela faisait de Walter, William et Nina un triangle d'information vraiment bizarre. C'était drôle. Et bien sûr, et c'est l'ironie de la chose, je n'ai jamais travaillé avec Nimoy, pas une seule fois. On a joué une scène dans laquelle je le regardais à la télévision. C'est le plus près que je m'en suis approchée ! Il est vraiment devenu l'amour de ma vie parce que je pouvais inventer qui voulais. Je ne l'ai même pas rencontré."


Lire toute l'Histoire de Fringe
 [1] [2] [3] [4] [5] [6] [7] [8] [9] [10] [11] [12] [13] [14] [15] [16] [17] [18]

[Source : TV GUIDE]

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire