8 février 2013

Michael Cerveris : "Joel nous a laissés réécrire la dernière scène, John et moi" (2/3)

Deuxième partie de cette interview de Michael Cerveris pour Entertainment Weekly.

Prenez garde aux SPOILERS si vous n'avez pas regardé la dernière saison de Fringe !


Donald ne ressemble plus vraiment à September, pourtant on retrouve certaines de ses expressions dans le personnage. Quelle a été votre approche de cette itération d'un homme qui n'est pas vraiment le même tout en l'étant encore un peu  ?

Je suis très content du résultat. C'est exactement ce que je recherchais. Quand le même comédien joue deux rôles différents, il y a forcément des ressemblances. J'ai pas mal réfléchi à ce que je pourrais changer, aux répercussions de ce changement. Par exemple le fait qu'il penche la tête, ce qui me paraît très significatif du comportement du personnage. Je suis vraiment ravi que les scénaristes aient pensé à aborder le sujet avec Nina et Windmark [dans l'épisode Anomaly XB-6783746].

C'est quelque chose qui me vient de mon chien [Cerveris a perdu son chien il y a deux ans]. Gibson a été une énorme source d'inspiration sur la façon dont se tient ou se comporte September qui doit garder un visage pratiquement sans expression mais sur lequel doit se lire une large gamme d'émotions. Ce petit mouvement de la tête, c'est mon hommage à ce qu'elle faisait, c'est très cher à mon cœur. C'est maintenant copié par des légions d'Observateurs et même par Peter. Ça ne disparait jamais vraiment car c'est un mouvement instinctuel dont il se servait pour mieux entendre.

Nous avons aussi beaucoup discuté de l'aspect qu'aurait Donald. Puisqu'il a des cheveux, quelle coupe aurait-il ? Il peut choisir ses vêtements, quels sont ses goûts vestimentaires ? J'ai essayé de me baser sur ce qu'on savait déjà. Même s'il peut porter absolument tout ce qu'il a envie, il y apportera un soin méticuleux. Il ne mettrait pas n'importe quoi, il ne porterait pas de gilets par exemple. Il voudrait rester classique. Il n'aurait pas les cheveux longs et mal coiffés. Il attache une importance à sa garde-robe. Ils ont préféré qu'il ne se rase pas. J''imagine que c'était pour qu'on puisse différencier les deux personnages. Le showrunner Joel Wyman et les scénaristes ne voulaient pas qu'il soit rasé de près parce que c'est apparemment difficile de se procurer des rasoirs en 2036.

Avez-vous eu l'occasion de discuter avec John Noble de la relation de Donald avec Walter ? 

John et moi sommes devenus très proches au fil des années, autant professionnellement que personnellement. Nous avons travaillé à l'instinct. Je dirais que nous avons vraiment joué nos scènes au feeling. Donald/September et Walter sont toujours arrivés à se comprendre d'une manière ou d'une autre. John et moi, nous n'avions pas à en dicuter pour savoir comment faire. C'est très agréable.

Au début de la série, nous avions eu cette scène dans un café [dans l'épisode L'Observateur (The Arrival)] et j'ai toujours trouvé que September et Walter se comprenaient très bien au fond. C'était complètement différent de ce qui se passait entre lui et Peter ou avec Olivia. Qu'ils aient une relation particulière, en y repensant, cela se comprend dans la mesure où September est père lui aussi. Et je suppose que Peter l'est aussi maintenant. Mais September et Walter sont devenus des amis en tant qu'hommes, en tant que pères et je suis très satisfait de voir comment a évolué cette relation.


Dans la dernière scène que nous avons tournée ensemble au labo, Donald dit à Walter que c'est lui qui emmènera le garçon dans le futur. C'était la toute dernière scène que John a filmé pour la série. Et pour moi, c'était quasiment la dernière aussi parce qu'il ne me restait que quelques scènes sans dialogue à tourner après. C'était la dernière fois qu'on travaillait ensemble dans la série. 

Joel [qui a écrit et réalisé An Enemy of Fate] nous a laissé réécrire pas mal de choses sur place ce jour-là. Nous avons réécrit la scène plusieurs fois, avec quelques révisions pendant qu'on travaillait sur d'autres scènes. Nous voulions vraiment que ça soit réussi. Il nous a écouté. Vraiment. Il y avait des passages qui ne marchaient pas, d'autres qui marchaient, des choses qu'il fallait dire et d'autres qu'on n'avait pas à exprimer par des mots. Je suis très honoré d'avoir pu partager ce moment avec Joel et John. C'est un véritable honneur d'avoir participé à la création de cette toute dernière scène.

LIRE LE RESTE DE L'INTERVIEW 1ère PARTIE  3e PARTIE
[source : EW]

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire