22 mars 2013

John Noble parle de "The Good Wife"... et de Walter

John Noble venait tout juste de retourner en Australie quand son téléphone a sonné. On lui proposait un rôle dans The Good Wife. À peine remis de la fin du tournage de Fringe, le comédien a sauté sur l'occasion de participer à la série de CBS.

"C'est une série de qualité," explique John Noble, "très bien écrite et les acteurs y sont excellents. Cela se voit au nombre impressionnant de comédiens qui se bousculent pour s'y montrer. Vous avez des gens comme Nathan Lanes et Stockard Channing –je veux dire vraiment le haut du panier, qui disent, 'Oui absolument, j'adorerais être dans cette série.' C'est la preuve que l'écriture et tous les acteurs sont au top. C'est fantastique."

Dans l'épisode de dimanche prochain, 24 mars 2013, intitulé Death of a Client, Noble apparaît dans des scènes en flashback. Il interprète Matthew, un ancien client d'Alicia qui vient d'être assassiné. Après sa mort, Alicia est en proie au doute : peut-elle rompre la clause de confidentialité qui la lie à son client afin d'aider l'enquête de la police ?

Dans la suite de cette interview accordée par téléphone au Huffington Post, Noble confie ce qui l'a attiré dans le rôle de Matthew et pourquoi il est aussi fier de Fringe.

Est-il fan de "The Good Wife" ?
"Tout à fait. Honnêtement, je dirais que la série fait partie de mes préférées après Fringe. J'en parlais avec ma femme, qui adore la série, et elle m'a dit 'John, il faut que tu joues dans cette série !' Et on me l'a proposé ! C'est arrivé très vite. On sortait quasiment de l'avion qui nous ramenait en Australie et on commençait tout juste à se réinstaller… et je me suis retrouvé en route pour New York. C'était génial. C'est une grande série. Oui, elle est vraiment en haut de ma liste."

Le rôle lui ouvrira-t-il la porte des Emmys ?
"Mieux vaut ne pas en parler ! Ça serait bien non ?"

Pourquoi le personnage l'a séduit
"Il faut que je vous avoue quelque chose. J'adore jouer des personnages un peu compliqués, un peu excentriques. C'est ce que j'aime vraiment faire et c'est sans doute ce que je réussis le mieux en tant qu'acteur. C'est le cas de Matthew. Et puis je suis vraiment fan de Julianna Margulies. Je pense que c'est une actrice fantastique. Toutes mes scènes sont avec elle et c'était aussi bien que tout ce que j'avais pu espérer. C'est non seulement un très grande actrice mais aussi une femme délicieuse. C'était donc un projet très séduisant."

Son travail avec Julianna Margulies
"Tout simplement parfait. Je ne sais pas comment dire, on s'est compris tout de suite, comme si on se connaissait depuis des années. On s'est mis à jouer et c'était parfait. Vraiment magnifique."

Les scènes avec les autres comédiens
"Non, sauf avec Josh Charles que j'aime beaucoup. C'est un vieil ami. J'ai une seule scène avec lui mais dans cette scène mon personnage l'ignore complètement ! Je ne lui accorde même pas un regard... J'aimerais bien dire que j'ai eu une scène avec lui mais en fait son personnage me fait rencontrer Alicia et comme je l'ignore, il tourne les talons."

Nouveauté dans The Good Wife, les flashbacks, processus auquel le comédien est habitué. Est-ce que cet aspect l'a motivé ?
"Non, pas du tout. On aurait pu raconter l'histoire autrement. L'épisode commence avec la mort de ce personnage, c'est la raison des flashbacks. La police rend visite à Alicia pour lui demander si elle sait qui aurait pu vouloir le tuer. Elle répond 'Oui, tout le monde !". Et là on voit ces flashbacks qui relatent leur relation et la manière dont ils ont travaillé ensemble. Je crois que mon personnage était très attaché à Alicia. C'est sans doute pourquoi il a continué à faire appel à elle parce qu'il l'aimait bien. Il faut qu'elle bataille avec la déontologie parce qu'elle n'est pas censée en parler après sa mort. Mais elle finit par le faire parce que d'autres personnes sont en danger. Beaucoup de problèmes sont abordés dans l'épisode. C'est fantastique de bout en bout et mon histoire en est juste une partie. Mais c'est un très bon épisode."

Robert et Michelle King, les créateurs de la série, ont déclaré qu'ils avaient adoré travailler avec Noble et qu'ils aimeraient bien recommencer
"Oh, c'était pour un seul épisode. C'était drôle parce que Robert a réalisé l'épisode. On était en plein tournage et d'un seul coup, il me dit 'On aimerait vraiment que tu reviennes !'. Et moi j'étais là 'C'est impossible, tu m'as tué !'. J'ai vraiment passé de bons moments. Sans compter que je connaissais beaucoup de gens sur le set parce que j'avais travaillé avec eux quand on faisait la première saison de Fringe. C'était un peu comme remettre de vieilles pantoufles parce que nous avions commencé à New York. Même le producteur exécutif Brooke Kennedy faisait partie de la bande de notre première saison. C'était comme rentrer chez soi !"

Son personnage, Matthew, aime faire des procès à tout le monde. Il a attaqué la compagnie de téléphone, un voisin à cause des aboiements de son chien. John Noble est-il aussi excentrique ?
"Non, ça ne me viendrait pas à l'idée de poursuivre les gens ! Ce type, je pense qu'au fond, il s'ennuie. Il a gagné beaucoup d'argent -- sans doute grâce à la révolution informatique, il a vendu sa société, et maintenant il n'a rien d'autre à faire qu'entretenir sa haine de l'humanité. C'est un homme en colère qui a les moyens. En plus, il est complètement paranoïaque. Il croit que la CIA l'espionne. Il est replié sur lui-même et il poursuit les gens parce qu'il a les moyens. C'est assez répugnant dans un sens mais en même temps, il est en manque d'affection, c'est triste. J'imagine que si on veut analyser ce personnage, c'est quelqu'un de terriblement seul qui essaie d'exister comme il peut. Il se voit comme une victime. Il attaque les gens en justice parce qu'il le peut et il se fait forcément beaucoup d'ennemis."

Fringe... Est-ce que Walter ou une de ses versions lui manque
"Je n'en sais rien. Le Walter normal, très excentrique, était très fun à jouer parce qu'il n'avait pas de filtres. Il faisait n'importe quoi ! Mais c'était aussi très intéressant d'interpréter d'autres versions plus disciplinées du personnage. Si j'y réfléchis, c'est sans doute jouer Walter qui me manque. Probablement le Walter 'normal', excentrique, imprévisible, qui ne sait pas se tenir en société, avec toutes ses obsessions et ses lubies, c'était lui qui était le plus agréable à jouer. Je pouvais inventer ce que je voulais au fur et à mesure parce que tout était possible dans le monde de Walter. C'est une grande liberté de pouvoir faire ça quand on est comédien."

Fringe... De quoi est-il le plus fier
"Je suis fier qu'on ait pu finir notre histoire. Je crois que c'est rare à la télévision. Et puis aussi qu'on ait pu faire une série dont on se rappellera essentiellement parce que c'est un drame qui raconte l'histoire d'une famille en dépit de tout le reste. Pour moi, ce qui est important, ce sont les relations de ces personnages qui s'aiment : le père et le fils et les autres relations, très tendues et très crédibles autant que possible. Je le sais parce que j'en ai discuté avec les fans, ce qui les a motivé à rester avec nous, c'est leur attachement aux personnages. C'est une véritable réussite surtout pour une série de science fiction."


[source : Huffington Post]

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