26 mars 2013

Le "Superman" de J.J. Abrams

Alors que la geekosphère est déjà partagée sur l'influence grandissante de J.J. Abrams dans le monde de la science fiction, on nous rappelait il y a quelques jours que l'insatiable patron de Bad Robot avait en 2003 écrit le script d'un Superman.

Maintenant adoubé par Paramount (Star Trek) et Disney (Star Wars), Abrams aurait donc pu se retrouver aussi à la tête d'une version cinématographique du joyau de DC Comics si Warner n'avait pas préféré Superman Returns de Brian Singer ou Man of Steel de Zack Snyder (300, Watchmen) à son Superman Flyby.

Dans un entretien au magazine Empire qui lui consacre son numéro de mai [voir ici], Abrams révèle en effet que l'idée de tourner un Superman différent l'avait effleuré.
Dans le scénario qu'on peut d'ailleurs trouver en ligne grâce à l'excellent site Superman Homepage, on est finalement assez content que Warner ait rejeté ce draft tout droit sorti d'une réalité parallèle.

Dans le film qu'avait imaginé Abrams, Krypton n'a jamais été détruite. Jor-El règne sur la planète mais il est fait prisonnier par son frère Kata-Zor et Lara entre en clandestinité. Dieu merci, elle réussit à protéger Kal-El en l'envoyant sur Terre. Le film commence sur une lutte aérienne spectaculaire entre Superman et Ty-Zor (son cousin). Flashback. Kal-El est l'objet d'une prophétie : c'est lui qui sauvera Krypton.

Je vous laisse le soin de lire la suite si vous avez une heure à perdre. Le plus surprenant dans l'histoire, c'est qu'après avoir proposé un scénario aussi nul qui pompe sur Star Wars et tous les films de genre, il ait pu devenir le grand manitou incontournable que nous connaissons tous. Que ceux qui ont envie de percer dans la profession se réjouissent : tout est donc possible !

Abrams explique son point de vue dans Empire :
"J'avais voulu mettre l'accent sur le fait que si les Kent avaient trouvé un gamin doté de tels pouvoirs, il les aurait probablement tué assez vite. En le limitant, en lui apprenant à se maîtriser, ils auraient fait de lui un enfant craintif qui est habité par le doute et sans doute la honte. Extrapolez à l’âge adulte et vous obtenez un profil psychologique fascinant. C'est quelqu’un qui ne fait pas semblant d'être Clark Kent parce qu'il l'est vraiment. Un personnage incapable d’accepter ce qu'il est et même le réfute. Clark ne veut pas entendre parler de sa destinée. Dans mon film, il devient Superman parce qu’il comprend qu'il n'a pas le choix, il ne peut rien faire contre ces pouvoirs. Il est tel qu'il est. Je ne sais pas ce que Zack Snyder et Chris Nolan ont fait [avec Man of Steel] mais je crois bien que nous avons eu la même idée. De mon point de vue, c'est la meilleur façon de traiter Superman."

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