5 mars 2013

Les lens flares de J.J. Abrams : effet de style ou risque sanitaire ?

En 2009, au moment de la sortie de son premier Star Trek, J.J. Abrams avait lui-même reconnu avoir un peu abusé des lens flares. "Je me suis fait surprendre," avait avoué le réalisateur. "Il y en a beaucoup trop, c'est ridicule. Je ne sais pas pourquoi.... Je voulais mettre au point un système visuel particulier. Je voulais que ce soit unique. J'aimais l'idée que dans le futur, tout est tellement brillant que l'écran ne lui rend pas justice."

La très officielle association des ophtalmologues américains n'est pas sûre qu'elle puisse le prendre au mot. Très en vogue dans les années 80, ce procédé aurait des conséquences directes sur la vue des spectateurs, affirme l’association qui a présenté hier les résultats de son étude.

Dans l'hypothèse où il aurait envie de continuer cette expérimentation avec son 2e Star Trek et l'Episode VII de Star Wars, elle a demandé au réalisateur de supprimer ou au moins de réduire l’utilisation abusive de ces flares. Une affaire de santé publique selon l’association. Alors canular ou réalité ?

Sous couvert d’esthétique, l'effet attaque directement la cornée et rend l’œil vulnérable. "L’œil est ébloui en permanence, il n’arrive pas à doser correctement la lumière qu’il reçoit. Nous avons constaté que parfois, dans les films de M. Abrams, on dénombre jusqu’à dix flares consécutifs. Vous imaginez sans peine les risques potentiels. Baisse de la vue, attaques directes et violentes de la cataracte, épilepsie, conjonctivite," la liste est longue.

L'association qui suggère le port de lunettes adaptées lors du visionnage des films en question assure avoir recensé plusieurs centaines de cas aux États-Unis. "Il ne s’agit pas seulement d’incidents isolés. Il faut prendre en compte les milliers de personnes qui n’ont jamais osé consulter ou ceux qui n’ont pas pensé qu’il y avait un lien de cause à effet et qui continuent de regarder les films," a expliqué son président, Michael Robinson.

Dans l’immédiat, ni le réalisateur, ni les producteurs des films concernés n’ont réagi à ces accusations.

[source : io9, gorafi, uproxx]

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